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HistoriqueSON ORIGINE Les premiers habitants de la seigneurie concédée à l'ouest de la rivière du Cap-Rouge, en 1647, s'installent le long du fleuve et forment un premier noyau qui donnera naissance à la paroisse de Saint-Augustin en 1691. Deux hypothèses expliquent les origines de la dénomination de Saint-Augustin : elle rappellerait le prénom du gouverneur de la Nouvelle-France, Augustin de Saffray de Mézy (1663-1665) ou celui du propriétaire de la seigneurie au moment de la fondation de la paroisse, soit Paul Augustin Juchereau, sieur de Maur. La dénomination Desmaures provient de la seigneurie de Maur, dont le nom est attesté dès 1681. Il connaît différentes orthographes jusqu'à l'adoption du pluriel Desmaures au moment de la création de la municipalité de paroisse de Saint-Augustin-de-Desmaures en 1845. UNE MUNICIPALITÉ Ayant profondément marqué le paysage pendant deux siècles, le régime seigneurial est aboli en 1854. Après quelques tentatives de mise en place d'une forme d'administration municipale, l'Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada est adopté en 1855. Il donne naissance aux fondements du régime municipal tel que nous le connaissons encore aujourd'hui. Le premier conseil de la municipalité de la paroisse de Saint-Augustin-de-Desmaures, composé du maire Thimothée Delisle et de six conseillers, siège le 6 août 1855. Village essentiellement agricole, Saint-Augustin compte alors 1750 habitants, sa population demeurera relativement stable pendant un siècle. En raison d'un territoire de 85 km2, découpé en cinq « rangs », où la population se répartit, l'essentiel des efforts et des dépenses des conseils municipaux pendant un siècle a porté sur l'entretien des chemins au cours des quatre saisons. Petit à petit, les élus ont dû faire face à différentes réalités liées à l'alimentation en eau, aux problèmes des eaux usées, à la protection contre les incendies, au respect du bon ordre, à la gestion des déchets, aux loisirs des jeunes, à l'aménagement du territoire, au transport en commun et à la protection de l'environnement. DE VILLAGE À VILLE En 1969, la municipalité devient membre de la Communauté urbaine de Québec et crée un parc industriel, appelé aujourd'hui le parc industriel François-Leclerc. Cela entraîne la mise en place de services d'aqueduc et d'égouts qui vont favoriser les premiers développements résidentiels. De plus, une autoroute traverse le territoire de la municipalité, réduisant d'autant son visage agricole, mais facilitant son développement démographique pour les décennies à venir. Sa population passe de 3000 habitants en 1971 à 18 000 en 2011. L'ÉPOPÉE DE LA DÉFUSION À la suite d'une décision gouvernementale de regrouper des villes et des municipalités, Saint-Augustin-de-Desmaures est fusionnée à la Ville de Québec en 2002 contre la volonté des élus municipaux. Elle fera partie pendant quatre ans de l'arrondissement Laurentien. À la suite d'un référendum en 2004, la population de Saint-Augustin-de-Desmaures choisit, tout comme celle de L'Ancienne-Lorette, de se défusionner de Québec. Le 1er janvier 2006, Saint-Augustin-de-Desmaures est reconstituée et jouit d'un nouveau statut, soit celui de Ville, membre de l'agglomération de Québec avec les villes de Québec et de L'Ancienne-Lorette. Quelques années plus tard, la Ville récupère la gestion de son parc industriel, un facteur indispensable au maintien de l'équilibre entre ses différentes vocations. D'UN BUREAU MUNICIPAL À UN HÔTEL DE VILLE Pendant plus de 100 ans, la municipalité n'avait qu'un seul employé, un secrétaire-trésorier qui effectuait son travail à la maison. Un premier bureau municipal avec poste à incendie est aménagé en 1966 dans l'ancienne boulangerie coopérative, sur la route 138. Comme il est trop petit pour accueillir les séances du conseil, celles-ci se tiennent à la salle paroissiale, autrefois voisine du presbytère, puis au Collège de La Salle et enfin au « complexe municipal », construit en 1979. En 2011, la Ville souligne son changement de statut en modifiant le nom de son siège social : le « complexe municipal » se nomme désormais « l'hôtel de ville de Saint-Augustin-de-Desmaures ».
DéveloppementsÀ compter de la fin des années 60, le développement de la municipalité commence à déborder le traditionnel cadre du développement linéaire (chaque côté de la route 138). L'implantation de résidences sur les rues Béchard, Cloutier, du Moulin et sur une partie des rues Abadie et du Collège jusqu'en 1972, confirme ce changement. De 1973 à 1977, les différentes phases de Place Portneuf sont réalisées, ce qui amène la construction de près de 400 unités de logement. En ce qui concerne la Phase Lahaye (350 unités), elle a connu son essor de 1977 à 1980. Entre 1981 et 1990, la municipalité accueille un nouveau développement avec les secteurs de la rue des Artisans (400 unités). De 1988 à 1990, on estime à 120 le nombre d'unités construites sur la terre de la Fabrique. Entre 1990 et 1992, le développement Charland-Mercier (100 unités) est initié, suivi par le Domaine du Versant et du développement centre-ville (place Jean-Juneau et les résidences qui l'entourent). Enfin, en 2008, le développement des terres Couture permet l'érection de plus de 150 unités résidentielles en plus du Manoir du Verger, une somptueuse résidence pour personnes âgées, qui ouvrira ses portes au printemps 2009. En 1975, le secteur Les Bocages a connu son premier développement avec cinq îlots sur la rue Jean-Charles-Cantin. Depuis, des développements résidentiels se sont ajoutés : Domaine des Voiliers, Boisés Saint-Félix et Cité des Campus. Aujourd’hui, c’est tout le secteur des campus intercommunautaires qui change de vocation et qui accueillera bientôt des unités de copropriétés. Les maires d'hier à aujourd'hui
* Conseiller municipal du District de Saint-Augustin de la Ville de Québec et président de l'Arrondissement Laurentien |